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La Louisiane toujours en retard dans la prévention des cancers du col de l'utérus

Les décès par cancer du col de l'utérus en Louisiane sont alarmants. Ils tiennent en grande partie à cause des faibles taux de vaccination contre le ...
PAR ASTEUR.LA, SAMEDI 25 MAI 2024

Crédit : Image par Pixabay

Les décès par cancer du col de l'utérus en Louisiane sont alarmants. Ils tiennent en grande partie à cause des faibles taux de vaccination contre le papillomavirus humain (VPH) chez les adolescentes. La Louisiane se classe au quatrième rang national pour le taux de décès par cancer du col de l'utérus tandis que le taux de mortalité chez les femmes noires est le deuxième plus élevé du pays. Environ 80 personnes meurent chaque année du cancer du col de l'utérus dans l'État. Il s’agit pourtant d’une tragédie évitable, car le vaccin contre le VPH peut protéger efficacement contre la plupart des cancers du col de l’utérus causés par le papillomavirus humain.

Seules 36 % des adolescentes de Louisiane reçoivent le vaccin contre le VPH, ce qui est bien en dessous de la moyenne nationale de 63 %. Dans certaines paroisses, le taux de vaccination descent même à 13 %. L'efficacité du vaccin est d'environ 90 % lorsqu'il est administré avant l'âge de 13 ans, mais tombe à 35 % s'il est administré entre 16 et 18 ans. Cela souligne l’importance de la vaccination à un jeune âge avant une exposition éventuelle au VPH. Par ailleurs, peu de femmes se font dépister avant l'apparition de symptômes alors qu'un simple frottis suffirait à déceler des lésions. Le taux de survie à cinq ans pour le cancer du col de l'utérus en Louisiane n'est que de 62 %, l'un des plus bas du pays.

En Louisiane, des efforts sont néanmoins en cours pour augmenter les taux de vaccination contre le VPH et de dépistage du cancer du col de l'utérus. Le principal obstacle réside dans l'accès à une information fiable des parents sur la sécurité du vaccin et son rôle central dans la prévention contre le VPH. Il s'agit pourtant d'un véritable défis face à la désinformation et aux idées reçues sur les éventuels effets indésirables du vaccin malgré les preuves de son efficacité. Le manque de promotion du vaccin par le personnel médical est également un problème. Plus de 60% des parents avancent leur méfiance vis-à-vis du vaccin pour expliquer son refus.

En France, le dépistage et la vaccination contre le cancer de l'utérus est un enjeu majeur de santé publique. Près de 3 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année et environ 1 000 femmes en décèdent. En tout 6 400 cancers sont liés chaque année aux virus HPV, dont un sur quatre chez les hommes. Les spécialistes estiment pouvoir réduire de près de 90% les cas de cancer du col de l'utérus. Néanmoins plusieurs problèmes s'y opposent et necessites des campagnes d'information et de sensibilisation. Les taux de participation au dépistage restent insuffisants. Seules 60% des françaises réalisent régulièrement un frottis. La couverture vaccinale VPH reste aussi très insuffisante, autour de 20% seulement pour les jeunes filles concernées alors que la vaccination est préconisée pour les jeunes filles entre 11 et 14 ans et est même ouverte aux garçons du même âge.
SANTE

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