
ECONOMIE
Nouvelle dynamique pétrolière dans le Golfe : quel impact pour la Louisiane ?
Depuis 2025, BP, Chevron et Shell ont lancé plusieurs projets offshore dans le Golfe du Mexique, consolidant leur présence dans la région.
PAR JC JABOUIN - ASTEUR.LA, LUNDI 25 AOÛT 2025

Crédit : Image par Pixabay
Depuis 2025, BP, Chevron et Shell ont lancé plusieurs projets offshore dans le Golfe du Mexique, consolidant leur présence dans la région. Chevron a mis en service Ballymore, visant 75 000 barils par jour grâce à des infrastructures existantes. BP a étendu son champ Mad Dog via Argos, tandis que Shell a déployé Whale en répliquant des modèles éprouvés. Ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique plus large : plus de 13 projets devraient maintenir une production proche de 1,8 million de barils par jour jusqu’en 2026. Si ces investissements sont salués pour leur efficacité technique et leur rentabilité, certains observateurs s’interrogent sur leur compatibilité avec les objectifs climatiques et la diversification énergétique.
L’État de Louisiane tire des bénéfices directs de cette expansion pétrolière via les taxes, redevances et l’activité économique générée. Les nouveaux gisements remplacent des infrastructures vieillissantes, assurant une continuité des revenus publics. Grâce à sa proximité géographique et à ses ports spécialisés, la Louisiane reste un acteur majeur du secteur. Toutefois, des voix locales soulignent les risques de dépendance économique à une industrie cyclique et exposée aux fluctuations mondiales. Les autorités, quant à elles, mettent en avant la stabilité offerte par ces projets et leur rôle dans le maintien de l’emploi régional, tout en évoquant des efforts parallèles pour diversifier l’économie.
Les politiques fédérales favorables aux concessions offshore, notamment sous l’administration Trump, ont encouragé les investissements. Par ailleurs, les avancées technologiques – imagerie sismique, IA – rendent exploitables des gisements auparavant jugés non rentables. Cette concentration autour de quelques grands groupes soulève des questions sur la résilience du secteur et la place des acteurs émergents. Si la production atteint près de 1,9 million de barils par jour, représentant 14 % du total américain, les perspectives à long terme restent soumises à des incertitudes géopolitiques, environnementales et économiques.
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